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L'Hôtel d'Arenberg

Découvrez l'Hôtel d'Arenberg, situé sur la Grand Place de Braine-le-Comte.

Situé sur la Grand Place, ce bâtiment remarquable, construit entièrement en pierre bleue d’Ecaussinnes, édifice inscrit à la 3ème classe des monuments historiques, est un mélange de tradition médiévale locale et de style Renaissance. Il date vraisemblablement de la seconde moitié du XVIème siècle (En 1599, il appartenait à Michel LE WAITTE, seigneur de Recq) et fut acquis, le 13 novembre 1652, par le duc d’Arenberg, Philippe-François, Seigneur de Braine-le-Comte. 

Le campanile (tourette sur le toit) abrite une cloche «la Bageole», souvenir de l’ancienne prison communale. Suite à la démolition de la halle, le bâtiment fut loué aux Magistrats en 1720 et vendu à la commune au XIXème siècle (24 mars 1899 pour 28.000 Francs) par la famille d’Arenberg. 

En 1905, la Ville fit l'acquisition de l'immeuble et il fut restauré en 1905 par l’architecte Jules Charbonnelle, qui le sommera d’un élégant clocheton et lui greffera une cage d’escalier lumineuse à l’arrière, puis ravagé par un incendie en 1914, il subit, au fil des ans, de nombreux travaux de réfection qui lui permirent de toujours trôner fièrement sur la Grand Place.

Il servit d’Hôtel de Ville jusque dans les années 70 et de bureau de police. Il héberge actuellement des salles de réunion. 

La façade tournée vers la Grand Place est en moellons bleus et marie heureusement des réminiscences ogivales au style de la Renaissance.

Cette construction a subi des modifications importantes, notamment la partie gauche de la façade. C'est surtout dans les sous-sols et fondations qu'on retrouve les indices des divers remaniements. Toutes les caves du côté gauche sont construites en pierre (murs et voûtes). Il y a de ce côté, deux étages de caves très profondes. Dans l'aile droite du bâtiment, les voûtes sont en briques. La façade est entièrement en pierre de taille, l'appareil est à parpaing (c'est-à-dire qu'il prend toute l'épaisseur de la muraille, 50 centimètres !).

La porte à anse de panier est entourée d'une archivolte à crossette ; des moulures prismatiques forment la base.

Les fenêtres de la partie située à droite (la plus ancienne), sont à croisillons en pierre avec moulures.

Le côté droit de la façade est beaucoup mieux décoré. Au-dessus des fenêtres du rez-de-chaussée, sur les linteaux, existe une frise avec perlage (réalisation d'ornements de perles) finement ciselé. Des pilastres à panneaux partent du cordon de l'étage pour aboutir à la corniche en pierre. Celle-ci est soutenue par des corbeaux moulurés du côté droit et tout à fait unis du côté gauche.

Il existait de chaque côté de la toiture, de jolis pignons à gradins ; ils ont été démolis lors de la surélévation des maisons voisines. Sur la façade postérieure, tout un côté de ces gradins existe encore.

Dans le vestibule et la cage d'escalier, se trouvent de très jolies portes à encadrements en pierre avec linteaux en accolade et niche au-dessus avec fleuron.

Tous les plafonds sont à sommiers et gîtes en chêne parfaitement conservés.

Lors de la restauration de 1905, les plafonds ont été débarrassés des plâtras dont on les avait découverts ; les sommiers, gîtes et planchettes ont été nettoyés.

Les anciennes hautes cheminées ont été rétablies, de même que les lambris.

Les châssis, volets et vitraux de plomb refaits selon le modèle ancien retrouvé dans les combles ; la corniche débarrassée de son chenal (canal) en zinc, les lucarnes restaurées.

La toiture a été couronnée par un clocheton abritant une cloche appelée "la bageole" (éthymologie : cloche de la basse geôle – prison de la ville) ainsi que d'une horloge.
 

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